L’Appel des indépendants

DOSSIER

L’appel d’urgence des indépendants de la culture à l’Europe

ARCHIVE | Un des rencontres de précédentes éditions de l'European Lab d'Arty Farty, à l'origine de L'Appel des indépendants de la culture en France
ARCHIVE | Un des rencontres de précédentes éditions de l'European Lab d'Arty Farty, à l'origine de L'Appel des indépendants de la culture en France

VICENÇ BATALLA. La culture c’est la grande oubliée de la crise du coronavirus en Europe. Dans le nouvel instrument de relance européenne pour faire face aux ravages de la pandémie, Next Generation EU, il n’est écrit nulle part le mot culture et on ne sait pas si des aides directes seront accordées au secteur. Comme un moindre mal, dans le budget pluriannuel 2021-2027 arraché in extremis dans un sommet anxiogène en plein mois juillet, le seul programme spécifique Europe Creative sauve sa contribution de 1,64 milliards d’euros. Mais ce montant ne signifie que le 0,15 % du total du budget. Une paradoxe quand le secteur emploie une dizaine de millions de personnes dans l’Union Européenne (2,7 %) et les prévisions alertaient sur la perte d’un 80 % de son chiffre d’affaires pendant le deuxième trimestre de l’année. Depuis Lyon, un des noyaux d’agitation locale qui lutte pour sa survie, a surgi en mars L’Appel des indépendants de la culture qui relaye déjà 1.500 structures et médias dans 155 villes en France et qui organisera un grand rassemblement fin septembre à Bruxelles. Comme un rappel que sans culture, il n’y a pas d’Europe. Continuer la lecture...

MANIFESTE

La culture, la quarantaine et l’estocade

VB. Parmi les prochains rendez-vous auxquels nous devions assister en tant que parisBCN, il y avait les Rencontres de Toulouse Cinélatino la deuxième quinzaine de mars. Sûrement, le rencontre de référence pour le cinéma latino-américain en Europe où pas seulement sont présentés des films sinon qu’on cherche financement pour de nouveaux projets au milieu d’une ambiance populaire héritier de cet événement qui a débuté aux années quatre-vingt avec d’exilés des dictatures sud-américaines. Et qu’on continue, avec l’historique Cinémathèque de Toulouse comme axe, grâce à la collaboration enthousiaste de dizaines de volontaires. Le président du festival, Francis Saint-Dizier, médecin lui même, s’est trouvé avec l’obligation de l’annuler totalement malgré que au début on essayait encore de conserver au moins les projections. Et même si on devait le faire sans invités internationaux, sans compétition et jury, sans les habituels concerts gratuits, sans la cantine pour tous les participants. À la fin, même cette version réduite a était impossible à cause des mesures du gouvernement français, pour combattre le coronavirus, limitant les réunions dans tout le pays à un maximum de cent personnes.

Celui-ci est seulement un des milliers de cas d’annulations en cascade dans le monde de la culture en France, en Catalogne, en Espagne, en Europe, dans toute la planète. Des programmations spéciales une fois l’année, mais aussi des programmations réguliers pendant toute la saison. Une catastrophe pour un secteur économique déjà précaire et qui, au moment de se relever et de recevoir des aides, c’est toujours le dernier appelé. Et je rappelle que j’écris quand même ces lignes depuis un pays avec une sensibilité spéciale comme c’est la France. Continuer la lecture...