COMMISSAIRE DE L'EXPOSITION 'JOSEP BARTOLÍ. LES COULEURS DE L'EXIL' AU MÉMORIAL DE RIVESALTES

Georges Bartolí : "Les dessins de mon oncle ont formé ma conscience politique"

PHOTOGRAPHIE

Eduardo Soteras, témoin d'une nouvelle guerre au Tigré

EDUARDO SOTERAS/AFP | Des familiers en pleurs devant une fosse avec 81 corps de tigréens à Wukro, au nord de Mekele, tués par les troupes éthiopiennes et érythréennes, sur une photo prise le 28 février 2021
EDUARDO SOTERAS/AFP | Des familiers en pleurs devant une fosse avec 81 corps de tigréens à Wukro, au nord de Mekele, tués par les troupes éthiopiennes et érythréennes, sur une photo prise le 28 février 2021

CINÉMA

Le festival Ohlalà! 2021 présente à Barcelone dix films inédits en Espagne

MARGAUX OPINEL/HAUT ET COURT | Image du film Gagarine, de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, qui fait partie de la programmation du festival Ohlalà! de cinéma francophone de Barcelone
MARGAUX OPINEL/HAUT ET COURT | Image du film Gagarine, de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, qui fait partie de la programmation du festival Ohlalà! de cinéma francophone de Barcelone

 

EXTRAIT ÉDITORIAL

‘La maison sur la frontière', de Rafael Vallbona, en français

ANA PORTNOY | Le journaliste et écrivain Rafael Vallbona
ANA PORTNOY | Le journaliste et écrivain Rafael Vallbona

En tant que collaborateur de parisBCN et avec son tout nouveau roman en catalan Swing, l’écrivain Rafael Vallbona a vu paraître en fin de l’année dernière la version française de La maison sur la frontière (La casa de la frontera, Edicions 62, dans sa version originale de 2017) à Balzac Éditeur. La maison sur la frontière, lauréat du prestigieux prix BBVA Sant Joan du roman catalan, raconte une saga familiale, comme le titre indique, qui se déroule à la frontière de Puigcerdà, dans la Cerdagne catalane, entre les États espagnol et français. Lire l'extrait...

THÉÂTRE/DANSE/CIRQUE/MUSIQUE

Le kilomètre zéro post-pandémie des Nuits de Fourvière et la Biennale de la Danse avec ‘Alarm clocks’ de Camille et Robyn Orlin

MEHDI BENKLER | Le solo de Camille chorégraphié par Robyn Orlin Alarm clocks, en septembre dernier à La Bâtie-Festival de Genève
MEHDI BENKLER | Le solo de Camille chorégraphié par Robyn Orlin Alarm clocks, en septembre dernier à La Bâtie-Festival de Genève

VB. Le calendrier du déconfinement en France a favorisé que Les Nuits de Fourvière, annulées l’année passée, et la Biennale de la Danse, rapportée en septembre, s’accordent pour une inauguration ensemble le premier juin en guise de kilomètre zéro post-pandémie pour la culture à Lyon. Elle sera l’opportunité de bien présenter la création Alarm clocks, un solo de la chanteuse et danseuse Camille chorégraphié par la sud-africaine Robyn Orlin sur le motif de l’eau sur la scène du Grand théâtre gallo-romain. On fête les 75 ans des Nuits de Fourvière, nées en 1946 des cendres de la Seconde Guerre mondiale avec un esprit de renaissance par l’art dramatique, lyrique et contemporain. La Biennale de la Danse est la moitié plus jeune, avec sa dix-neuvième édition, et maintient son caractère international malgré les difficultés de la situation. Continuer la lecture...

SCÉNARISTE DES BD 'MOI, MENTEUR' ET LE DIPTYQUE 'L'ÉPOPÉE ESPAGNOLE'

Antonio Altarriba: “Le diptyque sur mes parents est très émotionnel et la trilogie du ‘moi’ impitoyable dans sa vision du monde”

©DR | Le scénariste espagnol de bd et d’essai Antonio Altarriba, dans son lieu de travail
©DR | Le scénariste espagnol de bd et d’essai Antonio Altarriba, dans son lieu de travail

VB. L’autobiographie, réelle ou fictive, est la base du travail du scénariste espagnol de bd Antonio Altarriba. Son succès de publique et critique avec L’Art de voler (Denoël Graphic, 2011), qui raconte la vie chamboulée et politisée de son père avant de se suicider à quatre-vingt-dix ans, l’avait propulsé aux avant postes du roman graphique ibérique. Avec le dessinateur catalan Kim, ils ont gagné le Prix national de bd en Espagne en 2010. La suite L’Aile brisée (Denoël Graphic, 2016), sur l’histoire opposée mais en miroir de sa mère. Maintenant, Denoël Graphic édite les deux œuvres comme le diptyque L’Épopée espagnole. Simultanément, Altarriba avait commencé sa trilogie du moi qu'il clôt avec Moi, menteur (Denoël Graphic, 2021). Le professeur universitaire de littérature française à Vitoria-Pays Basque, et né à Saragosse en 1952, parle dans cet entretien de ces cinq œuvres avec ses échos actuels. Continuer la lecture...

RÉALISATRICE DU DOCUMENTAIRE ‘NOUS’, PRIX ENCOUNTERS DE LA BERLINALE

Alice Diop : “Le ‘nous’ du film est une question et une utopie sur la France”

PIERRE LINHART | La réalisatrice française Alice Diop, dans son bureau avec l'affiche du célèbre photographe et documentaliste Robert Frank derrièr
PIERRE LINHART | La réalisatrice française Alice Diop, dans son bureau de travail

VB. La ligne B du RER, le réseau métropolitain parisien, traverse la capitale française de l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle au nord à la vallée de la Chevreuse au sud. Le parcours enjambe une des concentrations urbaines les plus denses de l’Europe et réunit quotidiennement environ un million de personnes, avec un contraste social, culturel et humain qui raconte par soi-même la France. C’est qui est allé chercher la réalisatrice Alice Diop dans le documentaire Nous, qui rassemble en différents passages tout type des personnages qui inclut dès l’aristocratique chasse à la courre aux nouveaux immigrés arrivés de l’Afrique subsaharienne. D’un écrivain, Pierre Bergounioux, qui travaille pour conserver la mémoire de ses origines en Corrèze à la famille même d’Alice Diop d’origine sénégalaise et sa sœur aide-soignante dans des quartiers pavillonnaires. Ce spirit synthétise le Nous du titre, en guise de questionnement sur l’identité française en 2021, et lui a valu en mars dernier le prix de la section parallèle Encounters de la Berlinale. Diop, née en 1979 dans la Cité des 3000 d’Aulnay-sous-Bois -un des arrêts le plus populaires et métissés de la ligne-, continue à creuser en images la réalité qui l’entoure après six autres documentaires et d’avoir reçu le César au meilleur court-métrage en 2017 pour Vers la tendresseContinuer la lecture...

DOSSIER

Théâtres debout !

VICENÇ BATALLA | Clowns, activistes et passants, pendant l'action revendicative du 20 mars devant le Théâtre National Populaire (TNP) de Villeurbanne
VICENÇ BATALLA | Clowns, activistes et passants, pendant l'action revendicative du 20 mars devant le Théâtre National Populaire (TNP) de Villeurbanne

VB. L’occupation du Théâtre National Populaire (TNP) de Villeurbanne, avec une soixantaine d’autres espaces culturels publics français en ce début de printemps, est tout un signe que, malgré une culture fermée à nouveau depuis déjà cinq mois, le monde du spectacle vivant ne s’arrête et ne se taise pas. Enfermés dans leurs répétitions, acteurs/actrices, créateurs/créatrices, techniciens/techniciennes, étudiants/étudiantes sont allés chercher le public qu’ils ne peuvent plus rencontrer et rappeller ainsi le caractère populaire de ces espaces, si on observe les précautions sanitaires nécessaires. Dans la saison du centenaire du TNP, et comme s’était déjà arrivé en Mai 68 avec la première occupation du Théâtre de l’Odéon à Paris, la transformation des halls, des parterres, des parvis en agoras de débat montrent que la pandémie ne peut pas justifier que les espaces de marchandises soient ouverts et ceux de la culture reclus au petit écran. Un parfum de printemps en lutte pour redonner de l’espace à la parole. Continuer la lecture...

 

MÚSICA

Ballaké Sissoko : “Je voulais montrer que la kora est capable de partager avec n’importe quelle musique”

YANIS BAYBAUD | Ballaké Sissoko, le malien virtuose de la kora en symbiose avec son instrument
YANIS BAYBAUD | Ballaké Sissoko, le malien virtuose de la kora en symbiose avec son instrument

VB. Il devait jouer en trio 3MA avec le maroquin Driss El Maloumi (oud) et le malgache Rajery (valiha), mais le malien Ballaké Sissoko a eu échanger son concert aux Nuits de Fourvière à Lyon en duo avec un autre ancien compagnon de route, le français Vincent Segal. En France, on a rouvert la culture mais les frontières restent fermées dans d’autres régions du monde à cause de la pandémie. Finalement, en ce 7 juin, c’est la kora de Sissoko et le violoncelle de Segal les instruments qui se mêlent et s’élèvent calmement et majestueusement sur le grand théâtre gallo-romain. Comme l’ont déjà fait auparavant deux fois en disque et comme le font dans le morceau Jeu sur la symphonie fantastique, avec le clarinettiste Patrick Messina, dans le dernier album de Sissoko, Djorou (No Format!, 2021), qui dans un esprit plus collectif que jamais réuni une pléiade de musiciens de tous horizons : Salif Keita, sa nièce et joueuse aussi de la kora Sona Jobarteh, Camille, Oxmo Puccino, Piers Faccini et Feu! Chatterton. Retourné de Bamako que cinq jours avant, le maître actuel de la kora avec son cousin Toumani Diabaté, nous concède cette interview peu de temps avant son concert. Même avec le Covid, il a réussi à enregistrer personnellement avec ses partenaires chacun des titres de l’album et nous raconte son procès d’élaboration. Dans une discussion qui met en lumière comment la musique africaine ne reste pas figée dans une approche uniquement traditionaliste. Et depuis que son père Djélimady Sissoko et son oncle Sidike Diabaté faisaient connaître au monde entier la kora dans l’Ensemble Instrumental National du Mali aux années soixante et soixante-dix. Une kora (croisement de harpe et luth de 21 cordes), que maintenant Sissoko adapte techniquement à ses besoins pour la confronter à n’importe quelle autre musique (discographie à la fin de l’article). Continuer la lecture...

DIRECTEUR DE L'INSTITUT LUMIÈRE ET DÉLÉGUÉ GÉNÉRAL DU FESTIVAL DE CANNES

Thierry Frémaux : “D’avoir pratiqué le judo, sport méconnu, m’a formé à devenir cinéphile”

JULIEN FALSIMAGNE | Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière et délégué général du Festival de Cannes, à Paris en décembre 2020
JULIEN FALSIMAGNE | Thierry Frémaux, directeur de l'Institut Lumière et délégué général du Festival de Cannes, à Paris en décembre 2020

VB. Thierry Frémaux est quelqu’un d’atypique dans le monde du cinéma. Détenteur de l’agenda la plus complète du circuit, comme directeur de l’Institut Lumière à Lyon et délégué général du Festival de Cannes, ses habitudes n’ont pas tant changé depuis une trentaine d’années. Il continue à se déplacer à vélo à Lyon, à Paris et dans sa ville de naissance à Tullins, l’Isère, en 1960. À ses soixante ans, il s’est replongé sur ses premiers trente ans dans lesquels il est devenu ceinture noire et professeur de judo, en parallèle à ses recherches sur l’histoire du cinéma. Mais dès son engagement comme salarié à l’Institut Lumière, présidé par Bertrand Tavernier, il avait laissé la pratique de cet art martial. Avec Judoka (Stock, 2021), son deuxième livre après Sélection officielle (Grasset, 2017), il revient sur sa jeunesse et son apprentissage de la vie. Pour cette raison, c’était une chance de pouvoir faire l’interview début avril dans son bureau de l’Institut quand la pandémie de Covid continuait de bloquer les déplacements et maintenait fermés les cinémas en France. Continuer la lecture...

BANDE DESSINÉE

Le roman noir ‘L’Accident de chasse’, de David L. Carlson et Landis Blair, Fauve d’or d’un Festival d’Angoulême virtuel

DAVID L. CARLSON/LANDIS BLAIR (Sonatine) | Une des planches du roman en bd L'Accident de chasse, vainqueur du Fauve d'or d'Angoulême 2021
DAVID L. CARLSON/LANDIS BLAIR (Sonatine) | Une des planches du roman en bd L'Accident de chasse, vainqueur du Fauve d'or d'Angoulême 2021

VICENÇ BATALLA. En une cérémonie à huis clos depuis le Théâtre d’Angoulême, et une scénographie de studio de télévision transmise sur le site de France Inter, le Fauve d’or 2021 a été remporté par L’Accident de chasse (Sonatine), un tour de force de 450 pages sur l’Amérique sombre au milieu du dernier siècle mais aussi la rédemption par la littérature écrit par David L. Carlson et dessiné par Landis Blair. Cette histoire publiée originalement aux Etats-Unis en 2017 (The hunting accident) a couronné une remise de prix qui couvre le trou laissé par le report et, finalement, l'annulation au mois de juin du Festival d’Angoulême avec du public et des expositions à cause des restrictions du Covid. Les gagnants français, présents ou à distance à travers des écrans, ont profité pour réclamer un meilleur traitement et conditions de la part du gouvernement et les responsables de la filière de l’édition sous la menace de boycotter le rendez-vous de juin. Continuer la lecture...

PRIX 2021 DE LA PRESSE ÉTRANGÈRE

Les Lumières donnent du souffle au cinéma français et couronnent ‘Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait’

MOREAU-PERUSSEAU/BESTIMAGE | Emmanuel Mouret avec le prix des Lumières 2021 au meilleur film pour Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait
MOREAU-PERUSSEAU/BESTIMAGE | Emmanuel Mouret avec le prix des Lumières 2021 au meilleur film pour Les Choses qu'on dit, les choses qu'on fait

VB. Alors qu’on ne sait pas encore quand est-ce que les cinémas vont rouvrir en France et que toutes les sorties en salle de fin d’année avaient été reportées à une date incertaine, les prix 2021 de l’Académie des Lumières de la presse étrangère insufflent un peu de réconfort et d’espoir avec leur palmarès des films qu’on a pu quand même voir en 2020. Et c’est avec une œuvre sur un thème aussi fragile que l’amour que le palmarès est couronné : le sensible et choral Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait, d’Emmanuel Mouret, qui en automne a pu tenir heureusement six semaines à l'affiche. Il n’y a non plus un grand vainqueur de cette soirée enregistrée et diffusée depuis les studios de Canal+ sans public, mais avec presque tous les primés présents, puisque les principales catégories sont assez partagées. Le commentaire de tous ces long-métrages, les absences qu’on regrette et les autres titres qu’on a vu mais qui n’ont pas pu sortir en salles nous servent à situer l’état d’une production en berne et court-circuitée par les plateformes en streaming. Continuer la lecture...

PHOTOGRAPHIE

Peter Turnley : “Avec le Covid et le masque, jamais les yeux n'ont été aussi importants”

PETER TURNLEY | Nora, une des personnes que se sont mobilisées chaque soirée dans l'angle de la rue 77 avec Lexington comme remerciement au personnel de l’hôpital Lenox Hill, photo de l'exposition Le visage humain du Covid-19 à New York de Visa pour l'image
PETER TURNLEY | Une des photos de l'exposition Le visage humain du Covid-19 à New York de Visa pour l'image

VB. Après avoir couvert comme photographe la plupart des événements les plus importants des dernières quarante ans, Peter Turnley (Fort Wayne, Indiana, 1955) s’est trouvé bloqué à New York en mars 2020 en plein confinement par le coronavirus. Comme réaction, il a décidé de sortir chaque jour pendant plus de deux mois pour témoigner d’un monde qui avait changé tout d’un coup et partout. Et, par la première fois, a tenu un journal de ses impressions et les protagonistes qu’il photographiait. Fin mai, cette américain avec la nationalité française débarquait chez lui à Paris et continuait ce journal d’images et textes personnels. Il en a fait le livre Un journal visuel Paris-New York. Le visage humain du Covid-19, qui s’arrête fin juillet une fois le déconfinement s’est généralisé en France. Au Visa pour l’image de Perpignan (jusqu’à le 27 septembre) on a pu voir la première partie new-yorkaise, composée d’une cinquantaine de photographies en noir et blanc. Continuer la lecture...

CINÉMA

Aurel et Bartolí, les dessins de ‘Josep’ pour survivre

VICENÇ BATALLA | Aurel, devant l'affiche de son film Josep dédié à Josep Bartolí au cinéma Le Castillet de Perpignan
VICENÇ BATALLA | Aurel, devant l'affiche de son film Josep dédié à Josep Bartolí au cinéma Le Castillet de Perpignan

VB. Le film d’animation Josep, de Aurel, continue le travail de mémoire de la Retirada mais d’une manière assez originale parce que son personnage central est le peintre et illustrateur Josep Bartolí (Barcelona, 1910-New York, 1995), dont on n’arrête de révéler des surprises. Le dessinateur politique Aurel (Le Monde, Politis, Le Canard Enchaîné…) en extrait un portrait réaliste et impressionniste, à l’instar des caricatures et croquis que Bartolí avait lui-même réalisés pendant son passage par tous ces camps d’internement du Roussillon. Raison pour laquelle il avait été sélectionné au Festival de Cannes 2020 qui n’a pas eu lieu mais dont il a reçu le label officiel.

Sur ce sauf-conduit, le long-métrage sort en salles en France le 30 septembre en attendant son arrivée en Espagne le 4 décembre. Auparavant il a été montré symboliquement à Perpignan début septembre. Nous on a pu converser avec Aurel sur ce premier long-métrage, qui compte en plus avec la voix de Sergi López et la musique de Sílvia Pérez CruzContinuer la lecture...

Epilogue. ‘No future’; un punk philosophique

ALBERT SALAMÉ/VILAWEB | Manifestant dans la place de la Vila de Gràcia de Barcelona avec un affiche de rejet fusionnant les paroles Covid et capitalisme, et un membre de la police catalane prenant note de son identité
ALBERT SALAMÉ/VILAWEB | Manifestant dans la place de la Vila de Gràcia de Barcelona avec un affiche de rejet fusionnant les paroles Covid et capitalisme, et un membre de la police catalane côntrolant son identité

L'écrivain et journaliste catalan Rafael Vallbona s'est inspiré pendant le confinement dû au coronavirus de sa vie pour réaliser un parcours tant personnel que historique et politique d'une génération, depuis les années soixante jusqu'à maintenant, quand cette génération se voit condamnée à une auto-désintégration lors qu'elle avait l'âge de pouvoir prendre la retraite avec de la tranquillité et la sérénité. Dix chapitres inédits qui ont été publiés entre mai et juin par parisBCN dans sa version originale catalane et une traduction simultanée en espagnol. Et pour donner un aperçu, quand on arrive à la fin, on offre aussi une version française de l'épilogue. Une manière de refermer cette chronique générationnelle d'un monde qui ne sera plus jamais comme avant.

CINÉMA

Nouvelle vie hybride pour le festival Ohlalà! des films francophones à Barcelone

ARCHIVE | Inauguration du festival Ohlalà! en 2019, à l'auditorium de l'Institut français de Barcelona
ARCHIVE | Inauguration du festival Ohlalà! en 2019, à l'auditorium de l'Institut français de Barcelona

VB. Quand on parle de se réinventer dans la culture, à cause de la pandémie, c’est encore plus curieux pour un festival si jeune comme le Ohlalà! de cinéma francophone à Barcelone. Sa troisième édition devait se célébrer milieu mars, mais les organisatrices ont eu le réflexe de le reporter en octobre avant qu’il ne tombe sur elles le confinement. Et, sept mois après, présentent une programmation hybride, moitié présentielle moitié online avec la plateforme Filmin, qui leur permet en tout cas de donner à connaître 16 films inédits en salles catalanes et espagnoles dans sa grande majorité. L’Institut français de Barcelone accueille l’inauguration le premier octobre, avec La Belle époque de Nicolas Bedos, et toute la programmation présentielle sauf l’ouverture pour la rétrospective de Nathalie Baye qui se fait pour la première fois à la Filmoteca de Catalunya. Entre-temps, il y a neuf long-métrages à compétition qui viennent de la France, la Belgique, la Suisse, le Québec et la Tunisie. Continuer la lecture...

MUSIQUE

‘The confinement seasons 2020’, une sélection musicale de l’année maudite

VB. L’année de la fermeture de la culture on a publié plus de musique que jamais. Peut-être parce que les musiciens étaient obligés de rester chez eux et avaient besoin de laisser aller leurs obsessions créatives étant donné qu’ils ne pouvaient pas jouer, ils ont sorti des tiroirs tout le matériel qu’attendait une opportunité comme celle-ci. Et nous les remercions, enfermés comme nous étions et avec le syndrome de nous attacher à n’importe quelle voie de fuite avant que les murs ne nous tombent dessous. Dans ce sens, parce que nous avons écouté à la maison plus de musique que jamais et nous avons voulu en faire une sélection des nouvelles le plus large possible, quand nous nous sommes rendu compte nous avions cumulé plus de vingt heures de chansons susceptibles d’intégrer une playlist à Spotify. Finalement, nous l’avons laissée en quatre heures et demie parce que cette écoute puisse se faire dans des conditions raisonnables. Continuer la lecture...

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