Houellebecq disparu

ABEL CUTILLAS. Le symptôme le plus déconcertant de l’époque actuelle, au sens littéraire, est la disparition du livre blanc de Michel Houellebecq. Une disparition disproportionnée qui indique que quelque chose de grave se passe non seulement avec le livre et Michel, mais avec la littérature et la culture françaises en général. Au cours des dernières … Lire la suite

Tosquelles, l’absent

Tout chercheur, tout biographe, a tendance, par la même nature des choses, à présenter son biographié comme quelqu’un qui a été négligé, oublié, quelqu’un à qui on n’a pas accordé suffisamment d’attention. Quel serait l’intérêt de son travail sinon ? C’est tellement normalisé et tellement vrai que je l’ai même trouvé comme point de départ … Lire la suite

La fin de l’histoire : un déjeuner sur l’Opération Barbarossa avec Lasha Otkhmezuri

ABEL CUTILLAS. L’histoire ne s’arrête jamais, elle touche toujours à sa fin et c’est la faute des historiens. La fonction de l’histoire est de nous garder connectés au passé, et celle des historiens de la ramener au présent, de la resserrer : de tendre le fil, pas au sens aimable habituel. De temps en temps, … Lire la suite

Proust et la politique

ABEL CUTILLAS. Il est difficile de trouver un auteur chez qui la politique, l’histoire et la société jouent un rôle plus central et, en même temps, est lu d’un point de vue plus psychologique, mémorialiste et personnaliste. La réception de Marcel Proust (1871-1922) a été réduite à la dimension subjective, comme si ce qui était … Lire la suite